Près d’une Française sur deux (49 %) a déjà utilisé un sextoy au moins une fois dans sa vie, et 75 % des femmes en couple se disent prêtes à en (re)tester un si leur partenaire le proposait (Ifop, 2017). Bonne nouvelle : ces accessoires servent surtout à deux, pour relancer la libido et le côté ludique du couple. Voici comment t’y mettre, sans malaise et sans cliché.
Tu as l’impression que ta vie de couple ronronne un peu ? Ou tu viens de rencontrer quelqu’un et tu veux casser la routine avant même qu’elle s’installe ? Je comprends. On en parle peu, mais c’est le quotidien de plein de gens.
Et puis il y a ce truc bizarre : tout le monde y pense, personne n’ose vraiment en parler. Les accessoires intimes, les jeux à deux, le « piment »… On garde ça pour soi, on imagine que c’est tabou, réservé à on-ne-sait-qui.
Franchement ? C’est dommage. Parce que les chiffres racontent une autre histoire. Je vais être cash : ces objets ne sont plus un truc de niche ou un substitut honteux. Ils sont devenus un outil de couple comme un autre. Et je vais te montrer, concrètement, comment les aborder.
Dans cet article, pas de gros plans gênants ni de leçon de morale. Juste : ce que disent les données, par quoi commencer, comment en parler à l’autre, et quoi choisir selon ce que tu cherches.
L’erreur que tout le monde fait (et qui plombe l’ambiance)
L’erreur classique, c’est de penser que ces accessoires servent à « remplacer » quelque chose. Comme s’il fallait combler un manque, réparer un truc cassé dans le couple.
C’est faux. Et c’est même contre-productif.
L’étude Ifop le montre clairement : l’usage des sextoys se fait plus souvent à deux qu’en solo. La part de la population qui en a déjà utilisé en couple (45 %) dépasse celle qui en a utilisé seul (29 %). Tu vois le truc ? Ce n’est pas une activité solitaire et honteuse. C’est devenu un jeu de couple.
Le directeur d’étude à l’Ifop, François Kraus, le résume bien : ces objets « permettent de relancer ou d’agrémenter la libido du couple ». L’idée n’est pas de compenser, mais d’ajouter. D’explorer. De rire, aussi.
Donc si tu attaques le sujet avec ton ou ta partenaire en mode « il nous manque un truc », tu pars mal. Si tu le présentes comme « et si on testait un truc fun, juste pour voir ? », là, tu ouvres une porte.

La méthode Yann en 3 étapes pour se lancer sans malaise
Bon, assez de théorie. Voici comment passer à l’action concrètement, que tu sois en couple depuis dix ans ou en train de découvrir quelqu’un.
Étape 1 – Lancer la conversation (sans la rendre lourde)
C’est l’étape qui bloque tout le monde. Comment aborder le sujet sans que ça vire au malaise ?
Le secret : ne pas en faire un grand débat solennel. Pas de « il faut qu’on parle » avec une voix grave. Tu vas faire fuir l’autre.
À la place, glisse-le dans un moment léger. Un soir détendu, après un verre, en rigolant. Un truc du genre : « J’ai lu un article qui disait que la majorité des couples testent des accessoires aujourd’hui. Ça t’a déjà tenté, toi ? »
Tu poses la question, tu écoutes, tu ne forces rien. La curiosité de l’autre fera le reste — ou pas, et c’est OK aussi.
Étape 2 – Choisir un premier accessoire (commence simple)
Là, je te vois venir. « Mais par quoi je commence ? Il y a des milliers de produits, je suis perdu(e). »
Respire. On commence simple.
Les chiffres Ifop sont clairs sur ce qui plaît : les Françaises ont un net penchant pour les objets vibrants. 41 % ont déjà utilisé un vibromasseur, un stimulateur ou un canard vibrant. C’est de loin la catégorie préférée, devant les accessoires non vibrants (33 %).
Mon conseil terrain : pour une première fois à deux, vise un petit accessoire vibrant, discret, pensé pour le couple. Pas le truc impressionnant qui fait peur. Quelque chose de simple, de doux, qui s’intègre naturellement.
Le but, ce n’est pas la performance. C’est de découvrir ensemble, sans pression.
Étape 3 – En faire un jeu, pas une épreuve
Une fois l’objet en main, l’erreur serait d’en faire un examen. « Alors, ça marche ? T’as aimé ? »
Stop. Détends-toi.
L’étude Ifop est intéressante là-dessus : la moitié des femmes (53 %) qui en utilisent à deux ne jouissent pas forcément plus facilement qu’avant. Et pourtant, deux tiers des utilisatrices (65 %) trouvent que ça contribue à leur bien-être sexuel.
Pourquoi ? Parce que l’intérêt, ce n’est pas la performance. C’est le côté ludique, complice, le « on explore ensemble ». Le plaisir vient autant de la complicité que du résultat.
Aborde-le comme un jeu. Si ça fait rire, tant mieux. Si un truc ne marche pas, on en teste un autre. C’est ça, l’esprit.
Le détail qui change tout
Voici la donnée que je trouve la plus parlante de toute l’étude Ifop : 75 % des Françaises en couple se disent prêtes à utiliser un sextoy pour pimenter leurs ébats si leur partenaire le leur offrait.
Trois femmes en couple sur quatre. Tu réalises ?
Ça veut dire que la majorité des partenaires sont ouvertes à l’idée — bien plus qu’on ne l’imagine. La vraie barrière, ce n’est pas le désir. C’est qu’on n’ose pas en parler. Chacun attend que l’autre fasse le premier pas.
Alors si tu hésitais, voilà ta réponse. Statistiquement, ton ou ta partenaire est probablement plus partant(e) que tu ne le crois.
Quel accessoire pour quel besoin ? (3 cas concrets)
Tout le monde ne cherche pas la même chose. Voici comment t’orienter selon ta situation.
Tu es en couple de longue date et la routine s’est installée ? Vise les accessoires conçus pour être utilisés à deux pendant l’acte. L’objectif n’est pas de réinventer la roue, mais d’ajouter une sensation nouvelle, une surprise. Un petit changement suffit souvent à relancer la machine.
Tu viens de rencontrer quelqu’un et tu veux marquer le coup ? Là, joue la carte de la légèreté et de la complicité. Un accessoire ludique, présenté avec humour, peut devenir un brise-glace incroyable. Ça montre que tu es ouvert(e), joueur(se), sans tabou. Mais attends le bon moment — pas au premier rendez-vous, évidemment.
Tu veux d’abord explorer ton propre plaisir avant de partager ? Totalement légitime, et même recommandé. Bien se connaître soi, c’est la meilleure base pour partager ensuite. Les vibromasseurs classiques restent la valeur sûre, plébiscités par 41 % des utilisatrices.
Dans tous les cas, le mot d’ordre reste le même : commence simple, reste à l’écoute, et ne te mets pas la pression.

Où acheter sans stress (et pourquoi le web a tout changé)
Si l’idée de pousser la porte d’un sex-shop te file des sueurs froides, bonne nouvelle : tu n’es plus obligé(e).
L’étude Ifop confirme la révolution : près des deux tiers des Français (61 %) achètent désormais ces produits sur internet, dont 48 % sur des sites spécialisés. Le web a tout changé. Plus discret, plus large en choix, et tellement moins intimidant.
Cette dématérialisation a sorti ces objets de l’univers « glauque » d’avant. Aujourd’hui, tu commandes tranquillement depuis ton canapé, tu compares, tu lis les descriptions, sans personne pour te juger.
Pour explorer le choix tranquillement, des boutiques en ligne spécialisées comme laboutiqueduhard.fr proposent une large sélection d’accessoires intimes et de produits pour adultes, de quoi trouver ton premier achat sans te sentir perdu(e). Prends ton temps, lis, compare. C’est tout l’intérêt de l’achat en ligne : zéro pression.
Les questions que vous me posez souvent
Est-ce que vouloir utiliser un accessoire veut dire que mon couple va mal ?
Non, et c’est même l’inverse. L’étude Ifop montre que ces objets servent surtout à « relancer ou agrémenter la libido du couple ». Ce n’est pas un signe de problème, c’est un signe d’envie d’explorer ensemble. Les couples qui en parlent ouvertement communiquent souvent mieux, tout simplement.
Par quel accessoire commencer quand on débute ?
Commence par un petit objet vibrant, simple et discret. C’est la catégorie la plus appréciée (41 % des utilisatrices selon l’Ifop) et la plus facile à intégrer à deux. Évite les produits impressionnants pour une première fois : le but, c’est de découvrir, pas d’en faire trop.
Comment en parler à mon ou ma partenaire sans malaise ?
Choisis un moment léger et détendu, pas un grand débat solennel. Présente l’idée comme un jeu à tester ensemble, pas comme une nécessité. Et rappelle-toi : 75 % des femmes en couple sont déjà ouvertes à l’idée. La personne en face est probablement plus partante que tu ne le crois.
C’est cher de se lancer ?
Pas forcément. Les premiers accessoires pour couple restent abordables, surtout sur les sites spécialisés où la concurrence tire les prix vers le bas. Commence petit, teste, et investis ensuite seulement dans ce qui te plaît vraiment. Inutile de claquer une fortune dès le départ.
Et si on teste et que ça ne nous plaît pas ?
Aucun souci, c’est normal. Tout ne plaît pas à tout le monde, et c’est justement l’intérêt d’explorer. L’Ifop rappelle d’ailleurs que le plaisir ne tient pas qu’au résultat, mais surtout au côté ludique et complice. Si un accessoire ne fonctionne pas pour vous, vous en testez un autre. Pas de drame.
Le mot de Yann
Voilà. Si tu retiens une seule chose : ces accessoires ne sont ni honteux, ni réservés à une minorité. La majorité des couples y pensent, beaucoup les utilisent, et trois femmes sur quatre en couple sont prêtes à essayer. La seule vraie barrière, c’est d’oser en parler.
Je ne vais pas te vendre du rêve : un accessoire ne sauvera pas un couple qui ne communique pas. Mais pour un couple complice qui veut explorer, ou deux personnes qui découvrent leur alchimie, c’est un formidable terrain de jeu.
Commence simple. Parle-en avec légèreté. Et surtout, amuse-toi.
Et toi, tu en penses quoi ? Tu as déjà franchi le pas, ou c’est encore un sujet tabou pour toi ? Raconte-moi en commentaire.
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